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Trois portes consécutives et celle du centre est entrouverte et laisse entrer la lumière du jour et les rayons du soleil

L'épisode "ouvert"

Enseigne sur poteau écrit ouvert
Photo: cerfman17 sur Foter.com / CC BY-NC-SA

Un épisode ouvert sur le Gouvernement ouvert !  On vous ouvre la voie avec des ressources d’apprentisage éclairantes.

Ne manquez pas la vidéo inspirante de l’Australienne Pia Andrews qui appelle à l’engagement. Écoutez le podcast de Guillaume Charest qui prêche pour les outils ouverts. 
Ouvrez-vous !

5 mythes sur le thème ouvert

Nous avons demandé à nos collègues du Bureau du dirigeant principal de l'information de démystifier ces mythes sur le thème ouvert.
6 minutes

Faux – En juillet 2018, le SCT a demandé aux ministères de permettre à leurs employés d’accéder à des sites de collaboration comme Google Docs, Trello et Slack. Grâce à ces outils, les fonctionnaires peuvent collaborer entre différents secteurs et différents systèmes de gestion des dossiers internes, sans avoir à recourir à une longue chaîne de courriels. Ces outils peuvent aussi faciliter la collaboration avec des partenaires externes.

Les fonctionnaires sont aussi autorisés à utiliser les médias sociaux. Toutefois, il faut savoir que les exigences du Code de valeurs et d’éthique ainsi que d’autres obligations – comme la protection des renseignements de nature délicate – s’appliquent à l’utilisation des médias sociaux, et ce, même si cette utilisation n’est pas à des fins professionnelles.

Au moment d’utiliser l’un ou l’autre de ces outils, il faut toujours prendre soin de ne divulguer aucun renseignement confidentiel ou protégé, et d’enregistrer tout document de valeur opérationnel dans vos dossiers officiels.

Faux – La transparence et la responsabilisation sont certes importantes, mais le gouvernement ouvert présente beaucoup d’autres avantages.

Le partenariat pour un gouvernement ouvert a d’ailleurs créé le « Guide du gouvernement ouvert pour les sceptiques », qui résume en 5 grands secteurs les avantages du gouvernement ouvert, qu’ont révélés les différentes recherches et études de cas sur le sujet. Voici ces 5 secteurs :

1) la prestation des services publics,

2) les possibilités d’affaires,

3) l’efficacité et l’économie de coûts du gouvernement,

4) la prévention de la corruption,

5) la confiance envers le gouvernement.

Faux – Non seulement le gouvernement peut utiliser des logiciels libres, mais il a commencé à accorder la priorité à ce type de logiciels.

En décembre 2018, une nouvelle Directive sur la gestion des technologies de l’information a été publiée, avec la consigne suivante : « Dans la mesure du possible, privilégier des normes ouvertes et des logiciels libres. »

Faux – Selon la même directive, « tout code source rédigé par le gouvernement du Canada doit être diffusé en format ouvert par l’entremise des sites Web et des services du gouvernement du Canada désignés par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada ». L’équipe responsable de Canada.ca, le Service numérique canadien et d’autres équipes sont d’ailleurs actifs sur GitHub.

Faux – Des intervenants de multiples secteurs utilisent les données ouvertes du Canada pour diverses activités : journalisme d’intérêt public, recherche en politiques sociales, renseignements et possibilités d’affaires, études gouvernementales et universitaires.

Par exemple, des universitaires canadiens utilisent les données ouvertes de sondage sur la dotation pour créer des évaluations sur la santé des gouvernements. D’autres utilisent les données ouvertes pour trouver des façons d’améliorer la qualité de l’eau potable au Canada, élaborer des stratégies de gouvernance environnementale ou créer des produits de culture financière destinés aux jeunes Canadiens.

En fait, le Canada partage le premier rang mondial sur le Baromètre Open Data, un outil international qui décrit dans quelle mesure un gouvernement publie et utilise des données ouvertes (qu’il s’agisse de statistiques nationales, de cartes et de données géospatiales, de renseignements organisationnels ou de données sur le système d’éducation).

Découvrez les données ouvertes du Canada ici.

Les logiciels libres

Guillaume Charest

Guillaume Charest

Écoutez le baladodiffusion de Guillaume Charest, du SCT, qui explique l'importance d'utiliser des logiciels et des plateformes libres, appuyés par des exemples concrets et déconstruire les mythes, parfois bien ancrés, sur l'utilisation de ses outils collaboratifs.
7 minutes

Narratrice: Dans un monde ouvert c’est logique de travailler ouvertement par défaut, mais c’est quoi travailler ouvertement? C’est simple et complexe à la fois. Restons simples. En gros, c’est ouvrir nos produits, partager nos informations non sensibles, ouvrir notre travail à d’autres équipes, d’autres organisations, au monde entier si c’est profitable. Pourquoi? Parce que les avantages sont nombreux. par exemple vous êtes libre de réutiliser des produits existants, de les transformer, les améliorer et les adapter à vos besoins. C’est une sorte de libre échange d’informations ou encore une libre circulation des données. On gagne à collaborer le plus largement possible, en tirant profit de l’expertise des autres. Ok! Facile à dire, mais comme fonctionnaire, comment je fais ça? Quels outils je peux utiliser pour soit partager mon travail ouvertement ou m’inspirer du travail des autres. GCdocs, par exemple, c’est un outil de gestion ou de stockage d’information qui favorise la collaboration, mais est-ce que c’est suffisamment ouvert.

Guillaume Charest conseiller en logiciels libres au Secrétariat du conseil du trésor répond à cette question.

Guillaume Charest: la façon dont ça été implémentée, au gouvernement du Canada, c’est une instance par departemens. Donc, moi j’ai mon Gcdocs, Services partagés a son propre GcDocs, etc. Donc, si moi j’ai fait un document dans mon GcDocs, entre guillemets, j’peux pas l’envoyer à quelqu’un d’autre. Donc c’est pas vraiment un outil de collaboration. Quand on veut parler de collaboration inter- départementale, ou même avec le public, à ce moment là GcDocs n’est absolument pas la solution. Peut-être que la technologie serait capable de le faire, mais ça ne répond pas présentement à ce besoin là. Et si vraiment, là où est-ce qu’on regarde l’utilisation des outils comme Google docs, eh pour moi GitHub, GitLab, donc vraiment au niveau du développement de code. Ces outils-là sont ouverts dans le sens ou est-ce que tout le monde peut y avoir accès de façon gratuite. Je suis un employé du gouvernement du Canada. Je veux pouvoir travailler avec mes collègues. Mes collègues ne sont plus juste dans mon équipe. Ils ne sont plus juste dans mon département. Ils sont maintenant à l’intérieur du gouvernement en général. Je veux travailler avec des gens de Statistiques Canada, de EDSC, donc Emploi et développement social, je veux travailler moi, je ne le sais pas, Services partagés Canada et c’est correct.  De manière générale, les départements devraient maintenant en train d’ouvrir l’accès à ces technologies-là. Il faut ouvrir nos façons travailler. Il faut travailler de façon ouverte parce que c’est comme ça qu’on réussit à ouvrir nos horizons aussi. Chaque individu ne connaît l’ensemble de la situation. Je ne connais pas tout. En travaillant ouvertement, je capitalise sur le fait que je vais avoir d’autres personnes intéressées qui peuvent venir m’aider à améliorer le produit.

Narratrice: Virage intéressant que de pouvoir utiliser au travail les mêmes outils qu’on utilise dans notre vie privée. Toujours? Non. Il faut se garder une petite gêne.

Guillaume Charest: Dans le mesure ou je travaille sur des choses qui sont non classifiées, dès qu’il y a de l’information classifiées, à ce moment-là, c’est clair on ne peut pas utiliser ces outils là, à moins que on entre dans des outils qui ont reçu l’approbation et on n’appelle çà l’infonuagique protéger B. Donc, il y a des outils qui existent, qui vont déjà être identifiés par Services partagés, sur lesquelles on va pouvoir faire affaire. C’est un peu plus compliqué, parce que là, c’est pas la version gratuite.

Narratrice: Logique, le protéger B, n’est pas inclus dans le partage de l’information. Maintenant, histoire de comprendre cette norme numérique, d’utiliser des solutions ouvertes, Guillaume Charest, explique ce que sont les logiciels dits ouverts.

Guillaume Charest:  Essentiellement, on ouvre le capot sur comment le logiciel fonctionne. L’autre chose c’est qu’on a des droits, en tant qu’utilisateur, en tant que citoyens, d’utiliser le logiciel comme bon nous semble. Les licences libres, ce que ça fait,  c’est que ça dit, t’as le droit d’utiliser! Tu fais ce que tu veux avec! Si tu le modifies, donc c’est parce que tu as accès à toutes les lignes de code pis ça te tente de le modifier, tu peux ensuite de ça, le redistribuer, mais y faut que tu laisses accès à ce code là. C’est vraiment juste çà un logiciel libre. Tout le monde a accès à çà. Si on regarde Chrome, par exemple. À la base, c’est un projet de logiciel libre, sur lequel Google a ajouté des fonctionnalités, qui sont intégrées avec ses services. Si on regarde Firefox, c’est un autre logiciel libre. Donc, c’est pas plus compliqué que des logiciels propriétaires. Il y a des entreprises qui supportent çà. C’est pas juste quelqu’un dans son sous-sol, qui a décidé de développer une petite application un peu compliqué et qui n’est pas bien supporté. On parle de logiciels qui sont utilisés par l’industrie en général.

Narratrice: Je vois. Nos TI et nos programmeurs, sont invités à adapter, utiliser et permettre l’utilisation de ces logiciels ou ces technologies, dites à licence libre. Le code est disponible pour tous et ses outils ouverts, sont à la base, gratuits.

Guillaume Charest : La raison qu’on demande d’être ouverts par défaut, c’est que l’avantage, c’est surtout la réutilisation, l’économie d’échelle, et le fait qu’on peut accroître son utilisation, puis standardiser autour de ces technologies-là. Si par exemple, on décide d’utiliser une technologie libre, comme un des gestionnaires de contenu, un peu comme « Drupal » qu’on utilise beaucoup au gouvernement, WordPress, ce sont des technologies libres. On pourrait avoir une instance, gérer pour l’ensemble des départements. On pourrait avoir donc, une économie d’échelle. On n’a pas besoin d’augmenter le coût pour avoir plus de copies, si on veut, entre guillemets. Mais en même temps, on pourra s’assurer d’une stabilité d’une même version pour tout le monde. Donc, c’est un peu cette idée- là, de réutiliser. L’autre chose, c’est que si c’est un logiciel libre, en général, c’est plus interopérable. Puis, on veut faire des solutions qui sont interopérables. Les technologies changent vites. Donc, on veut s’assurer que dans le futur, ce qu’on fait, soit plus modulaire : qu’on puisse prendre des petits blocs, les enlever et puis les remplacer par d’autres, mais que les connexions, les échanges entre les systèmes restent possibles.

Narratice : Les avantages sont clairs. C’est moins cher globalement. C’est interopérable entre nos organisations et c’est plus facile à modifier en fonction des changements technologiques. Ça, ça va. Mais à mon échelle à moi, comme fonctionnaire, non TI, quels sont les logiciels libres que je peux utiliser pour mieux partager et collaborer?

Guillaume Charest : Les outils GC, c’est un groupe qui a utilisé des logiciels libres.  Très très très petite équipe qui a réussi à mettre en place des outils très utiles entre les départements pour pouvoir collaborer entre nous. On parle ici d’une équipe, de quelques individus, avec les logiciels libres, qui a pris un budget extrêmement limité et qui a été capable d’ouvrir la communication et la collaboration, entre tous les départements, par communautés de pratique. Donc, en comprenant le niveau d’effort requis, qui était quand même très élevé, mais petit, pour ce qu’ils ont été capables d’ouvrir, c’est quand même incroyable. Donc, ça c’est le gendre de capacité qu’on est capable de faire. Si on fait à l’échelle du gouvernement, je ne sais pas si on est capable de se rendre compte, à quel point on est capable d’exploser ce niveau de collaboration-là et de qualité d’échanges. Donc, et à un coût bien moindre quand-même.

Narratrice : Et vous, quels outils libres ou non utilisez-vous, pour mieux vous informer ou échanger sur les pratiques dans votre domaine d’expertise? On aimerait beaucoup vous lire dans la boîte commentaires, en bas de cette page.  À propos, on utilise un logiciel libre pour produire Trajets en bus- Busrides. Oui oui! On construit notre page web à l’aide de WordPress, le logiciel libre le plus populaire à travers le monde, pour produire des sites web. Il est, lui aussi, à la base, gratuit.

Travailler ouvertement - Olivia Neal

Olivia Neal, directrice générale, changement Numérique au SCT, parle de l'écosystème avec lequel la fonction publique doit composer.
1 minute

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Nous faisons partie d’un écosystème qui interagit de plus en plus avec le secteur privé, ainsi qu’avec les administrations provinciales et les gouvernements étrangers.

Ainsi, nous devons commencer à examiner comment rendre ces interactions les plus fructueuses possibles pour nos citoyens. Et comment nous pouvons intégrer cette expertise et ces connaissances externes dans nos activités, car cet enrichissement nous offre des possibilités exceptionnelles.

Pour garantir la pérennité, la croissance et la pertinence de la fonction publique, nous devons être ouverts à l’écosystème qui nous entoure. Ainsi, pour moi, il ne s’agit pas d’une norme numérique en tant que telle, mais plutôt d’un principe sous-jacent, au même titre qu’assurer une bonne gestion des données, pour que nos données puissent être réutilisées par d’autres, ou encore, optimiser la collaboration et utiliser des normes et des solutions ouvertes, afin que les acteurs du monde entier puissent participer. C’est fondamental pour moi.

Gouvernement ouvert - Pia Andrews

Écoutez la vidéo si inspirante de Pia Andrews, du pays de la Nouvelle-Galles du sud, en Australie, qui lance un appel à l'engagement.
2 minutes

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Je tenais à commencer par expliquer brièvement pourquoi l’ouverture et la mobilisation sont si cruciales pour notre travail au sein d’une fonction publique moderne.

Pour moi, le principe du gouvernement numérique ne se résume pas à des services numériques. C’est plutôt la manière dont nous faisons passer le gouvernement au XXIe siècle. Comment nous transformons-nous, comment fournissons-nous des services, comment mobilisons-nous les acteurs, comment collaborons-nous, comment établissons-nous les politiques, les règlements et les lois? Comment faisons-nous en sorte que la fonction publique remplisse sa mission, afin qu’elle puisse vous servir, ainsi que la population et l’économie du XXIe siècle?

Pour moi, nombre de personnes pensent que le numérique se limite à la technologie (soupirs).

Le gouvernement ouvert est l’une des pierres d’assise du gouvernement numérique. Un gouvernement ouvert qui n’est pas numérique n’évolue pas et un gouvernement numérique qui n’est pas ouvert ne dure pas. Et il ne s’agit pas seulement des sources ouvertes, du contenu ouvert et des API ouvertes. Il s’agit aussi d’être ouvert au changement, aux personnes et à la collaboration. Nous devons opérer un changement fondamental dans notre culture, nos technologies et nos processus. Et le tout commence par l’ouverture.

Sur ce, je vous souhaite une conférence exceptionnelle. J’aimerais bien y participer. Je suis impatient de lire tous les gazouillis qui en résulteront, et de travailler avec vous tous pour rendre la fonction publique conforme aux attentes d’aujourd’hui. Merci!

Le projet pilote Ouvert par défaut du gouvernement du Canada

Le projet pilote « Ouvert par défaut » est votre laissez-passer pour visiter les coulisses du travail de quatre ministères. L’objectif est de vous offrir un aperçu des documents du gouvernement du Canada alors même qu’ils sont créés.
1 minute

Le gouvernement du Canada change sa façon d’interagir avec le public.

Puisqu’il requiert plusieurs niveaux d’approbation, le partage de l’information avec le public n’est pas un processus facile, car il vient compliquer la conception des politiques, des programmes et des services.

Comment le gouvernement du Canada peut-il alors respecter sa promesse d’être ouvert et transparent?

En ce moment, nous faisons l’essai du projet pilote Ouvert par défaut, qui permet au public de voir ce qui se passe en coulisses au sein du gouvernement fédéral et d’avoir accès aux travaux qui y sont réalisés tout au long de leur conception.

En quelques clics, les fonctionnaires pourront afficher sur ouvert.canada.ca les documents sur lesquels ils travaillent, ce qui facilitera la collaboration dans la conception des politiques et la participation citoyenne, et fera en sorte que les travaux scientifiques aient une plus grande incidence.

Imaginez un gouvernement qui :

  1. travaille de manière transparente
  2. partage l’information au fur et à mesure qu’elle est créée
  3. collabore de plus en plus avec le public

C’est ça, être ouvert par défaut.

Logiciel libre: un aperçu

Cette vidéo présente l'essentiel de ce que sont les logiciels libres et de comment nous pouvons aller au-delà des mythes.

5 minutes


Tout le monde présent dans cette pièce, peu importe que votre téléphone cellulaire soit un Android ou un Apple, utilise un logiciel libre. Quand je retourne chez moi après le travail, j’écoute de la musique diffusée en continu qui utilise un système de code source libre. Les images que l’on télécharge sur nos cellulaires existent grâce aux normes ouvertes. Le réseau Internet n’existerait pas sans les normes ouvertes. C’est donc fondamental pour notre façon de travailler.

Pour expliquer simplement ce qu’est un logiciel libre, disons que nous avons tous accès au code source pour pouvoir l’utiliser, le modifier et le redistribuer. Vous pouvez, par exemple, signaler un bogue dans le code source et proposer d’y apporter un correctif. C’est donc l’aspect communautaire qui est à la base de ce concept et ce sont ces échanges fondamentaux qui ont réellement créé le logiciel libre. C’est la communauté qui maintient la source ouverte en ce moment. La raison pour laquelle le code source libre est si important est que grâce à cette communauté, nous pouvons commencer à le partager et à le réutiliser.

Les employés du gouvernement du Canada sont d’exceptionnels « solutionneurs » de problèmes et ce sont d’incroyables chercheurs. Toutefois, certains de ces problèmes ont déjà été résolus auparavant et nous n’avons pas nécessairement besoin de tenter de les résoudre à nouveau chaque fois.

En ce moment, nous avons tendance à protéger et à fermer les codes sources que nous élaborons au sein de nos divers ministères fédéraux, n’est-ce pas? Mon équipe élaborera donc quelque chose de vraiment génial, puis une autre équipe d’un autre étage ou d’un autre ministère élaborera à son tour quelque chose de vraiment génial qui est vraiment semblable.

Pourquoi alors voudrions-nous trouver des solutions qui existent déjà?

Vous réutilisez tous les efforts qui ont déjà été consacrés à la conception de ce code, à sa mise à l’essai et à l’évaluation de sa qualité. Les bénéfices sont donc généralement beaucoup plus grands que le travail d’écriture de ce code.

Au Royaume-Uni, nous avons mis la barre très haute pour promouvoir le code source libre, puis nous avons commencé à pousser plus loin en élaborant des codes à découvert. De fait, nous avons constaté que cela améliorait la qualité du travail. Si vous savez que d’autres personnes regardent ce que vous faites, vous aurez tendance à mieux le faire, instinctivement, dès le début. Cela motive davantage les gens. Nous sommes d’avis qu’il s’agit d’un bon outil de recrutement. Vous savez que nous essayons de recruter les meilleures personnes au gouvernement, et c’est ce que font les meilleures entreprises. Pourquoi ne suivrions-nous pas également cette approche?

Je pense que l’un des grands mythes qui circulent est que le code source libre n’est pas sécurisé. En soi, le code source libre n’est ni sécurisé ni non sécurisé. Tout dépendra plutôt de l’approche globale que vous adopterez.

Je crois donc qu’il y a un mythe autour du code source libre, et aussi en ce qui concerne la technologie et le gouvernement numérique dans son ensemble. Cela me met vraiment en colère, parce que nous pensons que le gouvernement ne peut pas le faire. Vous savez ce que nous exigeons du gouvernement, que nous pensons que nous n’avons pas les ressources et les compétences pour le faire et vous savez que nous faisons davantage confiance aux ressources extérieures et qu’il est préférable d’engager d’autres personnes pour qu’elles s’en occupent à notre place, transférant ainsi le risque. Rappelez-vous que vous ne pouvez jamais transférer le risque. Au gouvernement, vous pouvez passer des contrats avec n’importe qui, mais si quelque chose tourne mal, vous, en tant que gouvernement, demeurez toujours responsable et devriez absolument l’être. Retenez que nous avons la capacité de réaliser ces projets au sein du gouvernement. Nous pouvons faire preuve de beaucoup d’humilité face à nos capacités, mais nous pouvons compter sur des centaines de personnes brillantes dans l’ensemble du gouvernement qui peuvent réaliser de grandes choses dans les domaines de la technologie et du numérique. Je pense que nous devrions avoir confiance en notre capacité d’adopter des approches différentes et de faire les choses autrement. Nous avons cette capacité et cette motivation, et nous n’avons aucune raison de ne pas le faire.

On peut avoir tendance à dire que nous allons attendre que le Conseil du Trésor nous dise exactement comment nous devrions faire cela, pour ensuite tout suivre à la lettre. Il existe une communauté très, très active dont vous faites probablement déjà partie. Mais peut être que vous ne le faites pas sur GCcollab et que vous ne faites pas partie de ces discussions; sachez toutefois que beaucoup d’autres le font déjà au gouvernement du Canada. La meilleure façon d’apprendre à faire quelque chose est d’en discuter avec quelqu’un qui l’a déjà fait.

En plus, les gens qui s’impliquent et qui font le travail ont besoin du soutien des niveaux supérieurs, n’est-ce pas? Ils ont besoin que les DPI donnent leur approbation et disent « oui, allez et utilisez le code source libre ». Ils ont besoin des DPI qui disent « essayons de publier cela ». Nous avons besoin de gens qui repoussent les limites.

Vivre de façon libre, travailler de façon libre, c’est un très grand changement culturel, car l’ouverture est si souvent opposée ou non intuitive pour nos équipes. Mais une fois que vous le faites, vous commencez à voir les avantages. Vous constatez que le monde ne s’effondre pas quand vous faites des erreurs. Le monde s’améliore. Vous apprenez collectivement.

Et regardez le but ultime. Quels sont nos objectifs? Fournir des services aux Canadiens. Pour ce faire, nous devons répondre à ces attentes – c’est le gouvernement numérique – et pour mettre en place ce gouvernement numérique, nous devons être plus agiles, et les outils pour le faire proviennent des codes sources libres.

Ressources additionnelles pour ouvrir vos horizons

open.canada.ca

Site Web du GC

Logiciels libres (Ontario)

Outil de référence rapide

Guides Open source

Outils de référence

GC Infobase

Outil interactif de visualisation de données

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